Voyager au Royaume-Uni en 2026 : Les Infos Pratiques à Connaître Avant de Partir

Vous rêvez de partir à la découverte des rues animées de Londres, des paysages sauvages d’Écosse ou des charmants villages gallois, mais vous vous demandez ce qui a changé depuis le Brexit ? Pas de panique ! Voyager au Royaume-Uni en 2026 reste aussi simple que par le passé, à condition de connaître quelques ajustements essentiels pour une expérience sereine. Entre formalités, transport, santé, et hébergement, cet article vous guide à travers les nouveautés à ne pas manquer. Vous serez fin prêts à organiser votre prochaine aventure britannique !

Voyager au Royaume-Uni en 2026 : ce qui change (ou pas)

Si ça fait quelques années que vous n’avez pas mis les pieds au Royaume-Uni, vous vous demandez peut-être ce que le Brexit a réellement changé pour les voyageurs. Spoiler alert : on peut toujours voyager outre Manche sans trop de contraintes. Il faut néanmoins avoir en tête quelques nouveautés avant de boucler sa valise.

Le Royaume-Uni post-Brexit : quelles conséquences pour les voyageurs ?

Depuis que la Grande-Bretagne a quitté l’Union européenne, les règles ont évolué, surtout en matière de formalités d’entrée. Si vous aviez l’habitude de partir avec votre simple carte d’identité, ce n’est plus suffisant. Il vous faudra désormais un passeport en cours de validité, même pour un court séjour touristique.

Pour autant, partir au Royaume-Uni ne devient pas plus compliqué. Il n’est pas nécessaire d’obtenir un visa si votre voyage dure moins de six mois. Vous pouvez continuer à explorer librement l’Angleterre, l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, que ce soit pour un road trip ou un séjour plus classique.

Faut-il un passeport, un visa, une autorisation électronique (ETA) ?

C’est LA nouveauté 2025 à retenir : le système ETA (Electronic Travel Authorisation) est entré en vigueur le 2 avril 2025. Tous les voyageurs non britanniques, et donc ceux de l’Union Européenne, devront en avoir fait la demande avant leur départ. C’est une simple formalité en ligne, qui coûte quelques euros (19 € en janvier 2026) et se remplit en quelques minutes. Il faudra l’avoir validée avant de monter dans l’Eurostar ou dans l’avion. Valable 2 ans (ou jusqu’à la date d’expiration de votre passeport si celle-ci est inférieure à 2 ans), sa validation se fait généralement sous 72 heures, mais évitez quand même de le faire au dernier moment, sait-on jamais,… (oui je vous vois les spécialistes de la « dernière minute »).

Si vous êtes des habitués des voyages aux USA, le système est très similaire à l’ESTA.

Voyager en Irlande : quelles différences par rapport au Royaume-Uni ?

L’Irlande (la République d’Irlande) ne fait pas partie du Royaume-Uni. Elle reste membre de l’Union européenne, ce qui implique d’autres règles. Si vous prévoyez un itinéraire combiné (par exemple Dublin – Belfast), sachez que le passeport est nécessaire pour passer la frontière. Il n’y a pas de contrôle physique entre les deux pays, mais certaines compagnies de bus ou de location de voiture l’exigeront.

passeport avec tampon posé dessus pour voyager au royaume-uni

Anticiper les aspects pratiques : santé, budget et paiement

Quand on prépare un séjour au Royaume-Uni, on pense souvent à la météo, au fameux « tea time », ou à la conduite à gauche. Mais pour éviter les mauvaises surprises une fois sur place, mieux vaut aussi anticiper les questions de santé et de paiement. Voici un rapide tour d’horizon pour partir l’esprit tranquille.

Assurance voyage : est-elle obligatoire ?

Elle n’est pas obligatoire, mais vivement recommandée. Pour l’instant, la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) reste valable au Royaume-Uni. En cas de pépin sur place (consultation, hospitalisation, accident), vous pouvez présenter votre CEAM et ne pas avancer les frais. Si jamais on vous demande de payer, c’est probablement pour des honoraires privés que vous ne pourrez pas vous faire rembourser (gardez quand même les factures, on ne sait jamais, avec un coup de chance). Dans tous les cas, la note grimpe vite, et la carte ne couvre pas tout (rapatriement pour raison familiale ou autre) !

Certaines cartes bancaires incluent une assurance voyage, mais vérifiez bien les conditions (durée de séjour couverte, types de soins, assistance rapatriement…). Sinon, vous pouvez souscrire une assurance voyage pour quelques euros par jour. Mieux vaut prévenir que guérir – surtout quand on sait que le moindre passage aux urgences peut coûter plusieurs centaines de livres.

J’ai déjà utilisé à plusieurs reprises l’assurance de Chapka Assurances qui n’est pas très élevée avec de bonnes garanties. Heymondo est, paraît-il, très bien également, mais je ne l’ai jamais testée. Certaines couvrent même la perte de bagages si vous les prenez quelques jours avant la réservation de votre vol. À vérifier.

Monnaie locale, paiement et retraits : comment éviter les frais inutiles ?

La livre sterling (GBP) reste la monnaie officielle au Royaume-Uni. Vous en aurez besoin partout : que ce soit pour payer votre fish & chips, prendre le bus à Manchester ou visiter un musée à Londres.

La bonne nouvelle, c’est que le paiement sans contact est roi. Même pour un café à emporter ou une petite dépense, votre carte bancaire sera acceptée. En revanche, attention aux frais bancaires : certaines banques françaises appliquent des commissions sur chaque paiement ou retrait à l’étranger.

Deux solutions :

  • Utiliser une néobanque comme Revolut, N26 ou Wise, qui proposent des cartes sans frais ou presque en devises étrangères. Je suis chez Boursorama personnellement, et je ne paye pas de frais sur les paiements, ni sur les 3 premiers retraits.
  • Retirer du cash une seule fois (si besoin), et payer le reste par carte.

Autre astuce : refuser la conversion automatique en euros quand un terminal vous le propose. C’est souvent moins avantageux que le taux de votre banque.

Et en Irlande ? Là-bas, on paie en euros, donc aucun frais si vous y allez avec une carte française. Mais pensez-y si votre road trip vous fait traverser la frontière.

Se rendre au Royaume-Uni, et s’y déplacer

Entre l’Eurostar, les ferries, et les vols low-cost, plusieurs options s’offrent à vous pour traverser la Manche. Le tout, c’est de choisir ce qui convient le mieux à votre budget, votre itinéraire… et votre patience.

Les différents moyens de transport depuis la France

Si vous partez de Paris ou du nord de la France, l’Eurostar reste l’une des solutions les plus confortables. En 2h30, vous êtes en plein cœur de Londres, sans avoir besoin d’enregistrer vos bagages ou d’arriver deux heures à l’avance. Les tarifs varient selon les dates, mais en réservant à l’avance, on peut trouver des allers-retours à moins de 100 €.

Autre option : l’avion. Plusieurs compagnies low-cost comme Ryanair, EasyJet ou Vueling desservent Londres, Édimbourg, Cardiff, Dublin ou Belfast depuis de nombreuses villes françaises. C’est souvent l’option la plus économique… sauf si vous ajoutez un bagage cabine et deux snacks à bord. Beaucoup de grandes agglomérations sont également accessibles par vol direct (Liverpool, Manchester, Glasgow, etc.)

Enfin, il y a le ferry, au départ de grands ports français tels que Calais, Dieppe ou Caen. Moins rapide, mais plus tranquille, et parfait si vous voyagez avec votre propre voiture. Cela permet aussi de garder une plus grande liberté une fois sur place, et de profiter du confort de son bolide.

Conduire sur place : ce qu’il faut savoir avant de louer une voiture

Si vous rêvez d’un road trip en Écosse ou dans les Cornouailles, louer une voiture est quasiment un impératif (sauf si vous êtes venus en ferry, cf. paragraphe précédent). Mais il faut bien sûr s’adapter à la conduite à gauche. Les premiers kilomètres peuvent être un peu stressants, mais on s’y fait rapidement.

Quelques tips :

  • Le permis français suffit, pas besoin de permis international.
  • La boîte automatique peut simplifier la conduite si vous n’êtes pas à l’aise.
  • Les routes de campagne peuvent être très étroites, avec des moutons en bonus dans certaines régions.
  • Attention aux péages urbains (comme à Londres) et aux zones à faibles émissions.

Faites attention aux conditions des différentes compagnie de location : franchise, retour avec le plein ou non, kilométrage autorisé,… Faites des comparatifs et lisez les avis si vous voulez éviter les mauvaises surprises. On a déjà testé Hertz, Sixt et Europcar à plusieurs reprises. Nous avons eu quelques soucis lors d’un check out avec Sixt, mais ce n’est arrivé qu’une fois.

mouton par la fenêtre de la voiture

Alternatives à la voiture : transports en commun, trains et bus

Pas envie de conduire ? Selon le lieu de votre séjour, cela ne pose pas de problème. Le Royaume-Uni dispose d’un réseau de trains très développé, qui relie efficacement les grandes villes comme Londres, Liverpool, Oxford, Cardiff, Glasgow… C’est confortable, rapide… mais parfois cher. Les billets « Advance » (achetés à l’avance) sont beaucoup plus abordables que les billets achetés le jour même.

Autre option économique : les bus longue distance, type National Express ou Megabus. Les trajets sont plus longs, mais les prix défient toute concurrence – parfait pour les petits budgets.

Enfin, dans les villes, le bus reste roi, surtout à Londres. Vous pouvez vous munir d’une Oyster card (carte sur laquelle vous avez chargé un certain montant) ou à payer avec une carte sans contact pour accéder au métro ou aux bus londoniens à tarif réduit.

En revanche, en dehors des agglomérations, certains secteurs sont très difficilement accessibles en transports en commun. Je pense notamment aux Highlands ou aux Cornouailles, ou encore la région des lacs au nord de l’Angleterre. Vous arriverez à rejoindre les plus grosses villes en train, mais après il vous faudra faire du stop ou marcher (ou pédaler si vous préférez).

Choisir son hébergement en Grande-Bretagne et en Irlande

Que vous soyez du genre à chercher la maison d’hôtes cosy, le petit cottage au bord d’un loch ou le bon vieux dortoir pour backpacker, il y en a pour tous les goûts (et tous les budgets) chez nos amis anglo-saxons.

Hôtels, B&B et auberges : quelle formule choisir ?

En Grande-Bretagne comme en Irlande, les B&B (Bed and Breakfast) sont une institution. C’est souvent la meilleure option pour allier confort, prix raisonnable et accueil chaleureux. Le petit-déj inclus (souvent très copieux) peut aussi être une belle surprise, surtout si vous aimez les haricots ou le saumon à 8h du mat’.

Les auberges de jeunesse sont idéales pour les petits budgets ou les voyageurs solo. Il y en a dans la plupart des grandes villes, et elles proposent souvent aussi des chambres privées si vous voulez un peu d’intimité sans exploser le budget.

Côté hôtels, les chaînes type Premier Inn ou Travelodge offrent un bon rapport qualité-prix, surtout pour les courts séjours. Pratique pour les étapes d’un road trip ou si vous cherchez quelque chose de simple, propre et sans surprise.

Locations de vacances : cottages, appartements et hébergements insolites

Pour des séjours un peu plus longs ou si vous voyagez en groupe, louer un cottage ou un appartement peut revenir bien moins cher qu’une chambre d’hôtel. On en trouve partout, même dans des coins très reculés (parfait pour explorer les landes ou la côte sauvage). Airbnb, Booking,… les plateformes sont nombreuses, mais pensez à réserver tôt en haute saison.

Et si vous aimez sortir des sentiers battus, les hébergements insolites ne manquent pas : tiny houses, cabanes en bois, anciennes églises réhabilitées, bateaux amarrés… de quoi vivre une expérience mémorable.

Si vous cherchez encore moins chers, regardez du côté des campings et même du gamping. Les anglais sont assez ouverts et proposent parfois un espace dans leur jardin pour planter votre tente. Attention au camping sauvage, les règles ne sont pas les mêmes selon les pays et même les régions. Renseignez-vous avant de sortir les sardines.

Petits conseils en vrac

  • Les prises électriques sont différentes au Royaume-Uni et en Irlande (type G). N’oubliez pas l’adaptateur !
  • Si vous louez un logement avec cuisine, profitez des supermarchés locaux pour faire vos courses. Tesco, Sainsbury’s, Lidl… ça peut vous éviter de manger au resto tous les soirs.
  • Dans les coins très touristiques (Cornouailles, Highlands, Ring of Kerry…), l’offre peut se faire rare en pleine saison : réservez en avance, surtout si vous cherchez un certain confort ou des hébergements bien situés.
  • N’hésitez pas à consulter les avis récents sur les sites de réservation : c’est souvent là qu’on trouve les vrais bons plans… et qu’on évite les mauvais.

Séjourner sans stress : conseils supplémentaires

On a beau planifier, réserver, organiser… un voyage réserve toujours son lot de surprises. Alors pour éviter que celles-ci ne gâchent votre séjour (ou du moins, pour limiter la casse), voici quelques conseils glanés sur la route.

Sécurité et petits pépins du quotidien

Pour les petits bobos qui ne nécessitent pas de voir un médecin, les pharmacies sont bien achalandées, et les pharmaciens souvent de bon conseil.

Côté sécurité, le territoire est globalement très sûr, même dans les grandes villes. Comme partout, gardez un œil sur vos affaires dans les zones touristiques et évitez les parcs mal éclairés à 2h du matin (même si vous cherchez le pub le plus proche).

Lors des évènements sportifs, notamment les matchs de foot, restez groupés avec les personnes qui vous semblent le plus fiables, surtout à la sortie. Faites confiance à votre instinct, et vous éviterez les attroupements de perdants (ou gagnants) surexcités.

Petits trucs pratiques

Pensez à vérifier que votre forfait mobile inclut les données en roaming, surtout au Royaume-Uni depuis le Brexit. Sinon, vous pouvez acheter et activer une eSIM temporaire.

Ah, et côté météo : ****ne vous fiez pas au ciel bleu du matin. Mieux vaut avoir toujours un coupe-vent ou un parapluie pliable dans votre sac, juste au cas où (spoiler : il pleuvra probablement un peu quand même).

Quelques applis utiles à installer avant de partir

  • Citymapper (Londres, Dublin…) pour naviguer facilement dans les transports en commun
  • Trainline ou National Rail pour consulter les horaires de trains
  • Google Maps en mode hors ligne pour ne jamais se perdre, même dans les zones sans réseau (télécharger le plan hors connexion des zones où vous allez, chez vous, avant de partir)
  • Google Reviews ou Booking pour les avis d’hébergements et restos
  • Met Office ou Rain Today pour savoir si vous avez une demi-heure avant l’averse

Bien que le Brexit ait modifié quelques règles pratiques, un séjour au Royaume-Uni reste tout à fait accessible et agréable. Assurez-vous d’avoir votre passeport et l’ETA en règle, anticipez les aspects pratiques comme l’assurance voyage et les frais bancaires, et choisissez le mode de transport qui vous convient le mieux. Que vous optiez pour un road trip dans les landes écossaises ou pour une escapade citadine à Londres, ce sont les petites astuces et conseils pratiques qui feront la différence pour un voyage réussi.

En résumé :

  • Pour l’Angleterre, l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord ⇒ passeport obligatoire, ETA nécessaire
  • Pour l’Irlande ⇒ passeport toujours requis, pas d’ETA (attention aux passages de frontières d’avoir tous les documents avec soi)
  • Pour tous ⇒ Carte Européenne d’Assurance Maladie
  • Préférer la voiture pour les zones hors des grandes agglomérations
  • Privilégier la carte bancaire (d’une néobanque pour éviter les frais)
  • Réserver les logements à l’avance, surtout en haute saison. Booking est parfait pour ça.
  • Prendre un coupe-vent imperméable 😉

Retrouvez mes idées de sorties et séjours en Angleterre, en Irlande et en Écosse sur le blog !

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